L'Express de Madagascar


24/02/2018 06:35 AM
Catastrophe – Trois blocs de rocher menacent de s’écrouler
De nouvelles menaces d’éboulement de rocher se présentent sur « La Haute ». Leur démolition serait impérative. Danger. Trois blocs de rocher se détachent de leurs roches mères sur la colline de Manjakamiadana. L’un se trouve à Imarivo­lanitra Ambatovinaky et les deux autres à Tsimialonjafy, selon le rapport du Bureau national de la Gestion des risques et catastrophes (BNGRC), hier. Ils pourraient s’écrouler à tout moment,  dans le cas où la pluie tomberait, selon un technicien du BNGRC. Il parle notamment du bloc de rocher à Imarivolanitra. « Ceux à Tsimialonjafy ne s’écrouleront pas incessamment, mais il faut toujours les surveiller, vu leur taille », précise-t-il. Les blocs de rocher à Tsimia­lonjafy sont plus élancés, que celui d’Imarivo­lanitra qui ne pèserait que 4,8 tonnes. Les techniciens du BNGRC et de l’Institut d’observatoire géophysique d’Antananarivo (IOGA) sont sur le point d’étudier ces deux rochers menaçant à Tsimialonjafy et d’analyser les zones à risques en cas d’écroulement. « L’altération des roches et le choc acoustique provoqué par la foudre qui a frappé à Ambonin’Ampamarinana, dans la nuit de samedi, ont certainement conduit à ces fractures », explique le professeur Gérard Rambolamanana, directeur de l’IOGA. Un autre technicien de mentionner que « même les vibrations des séismes, ainsi que celles provoquées par l’existence humaine, peuvent engendrer ces failles et fractures ». Interventions Des mesures ont été déjà prises, à Imarivolanitra. Pour écarter la population de tout danger, l’escalier reliant ce quartier à Ambatovinaky,  est interdit de circulation temporairement. Le bloc de pierre menaçant peut s’affaisser sur cet escalier. « Nous évaluons encore l’évacuation de la population, si c’est nécessaire », indique le chef de district de Tanà I. Le directeur de l’IOGA avance l’urgence de la démolition de ces rochers. « On ne pourra jamais limiter les dégâts avec des filets de sûreté. Cela ne va pas supporter les charges de ces rochers. Il est préférable de les détruire pour être tranquille. Autrement, nous allons encore faire face à des pertes de vie humaine », déclare-t-il. Samedi, sept personnes ont succombé à la charge de 70 tonnes. Ce jour, les sapeurs-pompiers, les techniciens du BNGRC, et les forces de l’ordre interviendront à Imarivolanitra-Ambato­vinaky, si le rocher ne s’est pas déjà écroulé durant les orages d’hier. Démolir ces rochers sera une rude épreuve. Il serait dangereux d’utiliser des explosifs dans cette zone rocheuse. Les dynamites occasionneraient d’autres fractures et de probables éboulements sur des endroits peu considérés. Miangaly Ralitera

24/02/2018 06:35 AM
Échange – L’e-commerce se formalise
Longtemps considéré comme un marché libéral et sans structure, le commerce en ligne sera, à présent, sujet au respect des textes de loi.  Balisage. En plein essor dans la Grande île, en suivant les évolutions technologiques en termes de communication et d’information, le commerce électronique ou e-commerce est pourtant encore un domaine suscitant un bon nombre d’incompréhensions pour la plupart des consommateurs et utilisateurs. Ce système commercial d’un tout nouveau genre, se basant essentiellement sur les plateformes numériques, était au centre des débats, hier, à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo à Antani­narenina. Portant sur les nouveaux enjeux du commerce électronique, les échanges se sont surtout axés sur la présentation des textes sur cette nouvelle forme de commerce, les Tendances du Commerce électronique Mondial, l’Initiative « eTrade For all » mais aussi et surtout les Défis de l’encadrement juridique du commerce électronique pour le cas de Madagascar. De la mère de famille qui s’aventure dans les petites activités de vente en ligne sur les réseaux sociaux jusqu’aux systèmes d’inclusion financière à partir de la bancarisation en ligne, tous les niveaux existant du e-commerce ont été passés en revue afin de pouvoir établir un balisage adéquat en terme de cadre légal. Renforcement Le balisage a été impulsé par l’intervention d’expert international en droit numérique ainsi que des Consul­tants/Experts en commerce international, spécialisés en commerce de services. Ainsi, l’initiative a été prise afin de mettre en place ce cadre juridique. Important, le commerce électronique nécessite une compréhension adéquate afin d’établir la confiance en ligne. Pour ce faire, une formation pratique avec soixante magistrats, avocats et décideurs a été organisée avant-hier par le programme de commerce électronique et de réforme du droit de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et le programme TrainForTrade de la Division de la technologie et de la logistique. Par ailleurs, des séances de formation en ligne sur les aspects juridiques du commerce électronique ont été aussi réalisées, co-organisées avec la Banque Mondiale, le ministère du Commerce et de la Consom­mation (MCC), le ministère de la Justice (MINJUS) et le Comité pour le Dévelop­pement du Commerce Electronique (CCPDCE) de Madagascar. « Les renforcements de capacité des acteurs juridiques nous seront d’une grande utilité dans la mesure où, jusqu’à présent, les échanges commerciaux ne s’effectuaient essentiellement que sur une base de confiance mutuelle. D’ici quelque temps, si ces formations de juriste portent réellement leurs fruits, nous serons alors en mesure de réduire les risques de transactions illicites, mais aussi et surtout les arnaques au niveau des services en ligne », nous confie un travailleur indépendant dans le domaine du numérique. Harilalaina Rakotobe

24/02/2018 06:35 AM
Moramanga – Une semi-remorque broie sept personnes
Un poids-lourd a roulé sur sept occupants d’un taxi-brousse sur la RN2. Les défunts sont sortis du véhicule à la suite d’une crevaison lorsque le camion les a happés.  Sept morts d’un seul coup. Broyés par un camion semi-remorque, sept passagers d’un taxi-brousse de marque Mercedes Sprinter ont trouvé une mort  tragique. Ce drame est survenu dans la nuit de jeudi à vendredi aux alentours de minuit, sur la RN2. Le pire s’est produit lorsque le véhicule de transport en commun était contraint de s’arrêter à quelques encablures d’Antsirinala Moramanga,  au point kilométrique 102 +800. Il a eu une crevaison du pneu arrière gauche. Le minibus a quitté Tana et faisait route sur Toamasina avant que la panne ne se produise sur une ligne droite, à 8 kilomètres de la ville de Moramanga. Le chauffeur du taxi-brousse, en train de changer le pneu crevé avec quelques passagers, figure parmi les sept personnes ayant trouvé la mort dans cet accident. La semi-remorque, roulant en direction de Tana, a surgi à plein régime. En arrivant à la hauteur de la Mercedes Sprinter, le poids-lourd s’est déporté vers la gauche pour mordre la partie avant-gauche du véhicule de transport en commun et continuer sur toute sa longueur. Les individus en train de remplacer la roue et quelques passagers, allongés sur la chaussée, profitant de l’arrêt pour se prélasser dans la pénombre, ont été écrasés. Le camion a ensuite heurté un talus, laissant dans le sillage de ses roues des corps comprimés. Défunt inconnu Interrogé par les gendarmes de la Brigade Police Routière (BPR) de Mora­manga, saisie de l’enquête, le chauffeur du camion affirme avoir aperçu au loin la Mercedes Sprinter à l’arrêt. Il ajoute que tout était subitement devenu flou dans son champ de vision lorsqu’il est arrivé à la hauteur du taxi-brousse. Les hommes ayant péri dans cet accident sont âgés entre vingt-cinq et cinquante ans. « Trois occupants du taxi-brousse sont blessés. Il a fallu  les évacuer d’emblée à l’hôpital de Moramanga. Le camion a bloqué la chaussée. Des dépouilles étaient de surcroît piégées sous son châssis. Il a fallu opérer avec rapidité afin de permettre aux ambulanciers d’agir  et  de rouvrir  la route. Le constat a été bouclé en une trentaine de minutes pour que la circulation puisse reprendre », explique le chef de la BPR Moramanga. Sur cette même lancée, il indique que six des sept corps ont déjà été récupérés par les familles. Inconnu, selon la gendarmerie, le septième défunt est encore, à la morgue de l’hôpital de Moramanga. « Des appels ont été lancés à la radio afin que ses proches puissent se manifester », ajoute le commandant du BPA du Mangoro. La Mercedes Sprinter a été enlevée du lieu du sinistre dans la journée même. Mais le poids-lourd n’a pu être déplacé qu’en début de soirée. Andry Manase

24/02/2018 06:34 AM
Gare routière d’Andohatapenaka – Les gargotiers informels chassés
Interdiction. Les gargotiers informels ont été exclus par les forces de l’ordre près de la gare routière d’Andohata­penaka, hier matin. Comme il est interdit aux gargotiers informels de franchir la porte de cette gare routière, ils ont eu l’idée d’étaler les nourritures aux alentours. Et ils ont marmonné tout en enlevant leurs marmites et demandent à ce que l’Etat puisse considérer leur situation actuelle. « Nous ne savons pas où aller. Notre emplacement à Fasan’ny Karàna dépendait de  la Commune urbaine d’Anta­nanarivo. Il n’y avait pas encore de discussion  nous concernant », se désespère Laurette Ranivomahenintsoa, gargotier de Fasan’ny Karàna. Les habitants des alentours ont également espéré tirer profit de la présence de cette gare routière et ont commencé à mettre en place tous les ustensiles et différentes nourritures. Mais ils ont été tout de suite écartés par les forces de l’ordre. « Le lieu où nous vendons des nourritures fait partie de notre propriété alors pourquoi les forces de l’ordre osent-ils nous exclure ? Les gargotiers réclament aussi leur droit, c’est la raison pour laquelle ils viennent ici car ils doivent nourrir leur famille. C’est injuste », fulmine Claudine Rasoarimalala, habitant d’Andohatapenaka. Certains gargotiers apportent des pâtes sèches dans des barquettes autour de la Gare routière et loin des yeux des forces de l’ordre. Déjeuner moins cher  En plus, les utilisateurs de cette gare routière se plaignent également de la cherté de la nourriture et préfèrent prendre le déjeuner ailleurs. « Nous y gagnons au moins 3 000 ariary par jour. C’est peu par rapport à ce qu’on gagne à Fasan’ny Karàna.  Nous avons aussi besoin de prendre quand même du café ou de fumer  à certain moment. Alors que la nourriture vendue sur cette place est trop chère et ne  correspond pas à nos pouvoirs d’achat. Entre 12h30 et 13h, nous nous faufilons vers l’extérieur pour déjeuner », annonce Jean Rakotoarisoa de la coopérative Kofitsiro. Il est souligné par Beboarimisa Ralava, ministre du Transport et de la météorologie qu’un appel d’offres est lancé pour ceux qui sont intéressés à devenir des restaurateurs dans cette gare routière. Et que cela doit suivre les normes sanitaires. Ces gargotiers informels n’ont aucune chance d’y entrer mais leur sort n’est pas encore décidé pour le moment. Mamisoa Antonia

24/02/2018 06:34 AM
Formation Maroy de l’ADN – La promotion Rabezavana affûtée pour la refondation
Le parti ADN professionnalise la pratique politique à travers la formation. Trente-quatre jeunes ont reçu un certificat de fin de formation hier à Ankorondrano.   Innovation. Le parti Antoka sy Dinan’ny Nosy/Arche de la Nation (ADN) a sorti sa première couvée, hier au dôme RTA Ankorondrano. Trente-quatre jeunes universitaires ont suivi des formations sur divers thèmes, dans le cadre du projet Malagasy Roots youth (Maroy). Cette première promotion porte le nom de Rabezavana, le leader du mouvement Menalamba de 1895 – 1898, symbole du patriotisme et du courage. « Le choix de Rabezavana n’est pas fortuit. Son courage animé par le patriotisme lui a permis de résister à la colonisation française. Rabezavana est, pour, nous le symbole du courage et de l’amour de la patrie », a affirmé Alida Mampionona Rakotoarimanana, représentant des participants au projet Maroy , lors de son intervention Le député élu à Tsaratanàna, Jean Ratefierivony réitère l’importance du choix de Rabezavana comme nom de cette promotion. C’est l’un des hommes de confiance de la reine Ranavalona III. À partir de 1896, il a dirigé la commune d’Andriamena, dans le district de Tsaratanàna.  C’est l’un des leaders influents dans le mouvement Menalamba, avec Rainibetsimisaraka et Rabozaka. Force jeune Le chef de file national du parti ADN, Edgard Razafindravahy a honoré cette cérémonie de sa présence. Dans son allocution, il a insisté sur la prise de responsabilité des jeunes. « Les États-Unis ont été bâtis par des jeunes.  Le salut de la Nation dépend de votre courage à changer. Le pays a besoin d’une refondation à partir de la base», soutient-il. Après avoir rappelé l’échec des 58 années d’indépendance, et de tous les systèmes qui se sont succédé,  il mise sur la jeunesse pour apporter le changement. «  Pour qu’un pays soit fort, il faut une jeunesse forte », a-t-il martelé. Maroy est un projet des jeunes ADN qui visent la professionnalisation de la politique. Accompagnés par des professionnels dans leurs domaines et expériences respectives, les trente-quatre jeunes ont reçu des formations sur neuf  thèmes. Il s’agit, entre autres, du leadership, de la bonne gouvernance, du montage de projet, du savoir-vivre, des méthodes de direction et des structures d’un parti politique,  du marketing politique  ainsi que  de l’Histoire de Madagascar. D’une manière générale, chaque parti politique d’envergure  nationale dispose d’une branche « jeune », souvent utilisée par opportunisme en faveur de quelques leaders. Le parti ADN, par le projet Maroy, veut contourner cette « mauvaise pratique ». À travers les séances de formations à la fois théoriques et pratiques, le parti prépare déjà sa relève. « Il est rare qu’un parti politique dispense des formations de ce genre », conclut  Alida Mampionona Rakotoarimanana.   Témoignages Le bureau des Jeunes ADN a reçu une centaine de demandes pour suivre la formation « Malagasy Roots Young » (MaRoY). À l’issue d’une sélection et d’interviews des postulants, une trentaine de jeunes ont été admis à cette première promotion. Plus précisément, trente-quatre jeunes sélectionnés ont montré beaucoup d’enthousiasme et de volonté au cours des deux mois de formation. Ils étaient âgés entre 18 et 35 ans, la plupart des lycéens ou des étudiants. Ils ont été d’emblée convaincus de la justesse de l’idéologie et de la méthode de travail du parti ADN, fondées sur les pratiques par la refondation à la base et l’instauration du Federalisma Sahaza. De fait, les idées du chef de file national, Edgard Razafindravahy, ont été comprises et acceptées, à savoir le Federalisma Sahaza qui est l’unique voie pour le progrès et le développement de Madagascar. Autrement dit, nos trente-quatre jeunes de la première promotion doivent avoir la mentalité du nationaliste Rabezavana ! Gabrielle Jessica Rakotonirina, titulaire du master en Sciences politiques : La formation nous a été utile. En effet, jusqu’ici seule une petite partie de la population vit correctement. La majorité ne connait pas ses droits, et surtout elle ignore sa responsabilité pour développer la Nation. Nous sommes tombés dans une extrême pauvreté, c’est pourquoi il est nécessaire et impérieux de revenir à la base même pour recouvrer les valeurs et l’honneur par le redressement du pays. Nous tous ensemble sommes responsables de notre avenir et de celui de notre Nation, et cela commence à la base. Jean Etienne Andriamahadimby, titulaire du master I en Informatique et statistiques appliquées La formation MaRoy, proposée par le parti ADN, dirigé par Edgard Razafindravahy, m’a beaucoup aidé. Car elle a satisfait tous mes désirs et vœux de m’impliquer plus en profondeur  dans la vie nationale. Je voudrais apporter ma contribution dans le changement pour le bien et le bien-être de mon pays, en proposant ma part de briques pour son développement. Vonondranto Andrianjakarimanana, titulaire de la licence en gestion comptable et financière Il faut changer les institutions de l’État unitaire à Madagascar. Le développement doit démarrer à partir de la base, où le pouvoir est à initier. Le fokontany doit acquérir un pouvoir effectif, car il est la structure la plus proche du peuple et à même de porter le développement local. Mahery Njatoniaina Ratovelo, titulaire d’une licence en Sociologie Il faut mettre en place une éducation équitable à Madagascar. L’enseignement destiné à former des personnes subalternes doit être éradiqué. Donc, il faut une adéquation de l’enseignement et de l’éducation avec la culture et le vécu existant dans une région concernée. La formation des enfants doit correspondre à la culture, aux us et aux richesses de la région où ils vivent, pour qu’ils ne soient pas obligés d’aller dans la capitale pour poursuivre leurs études. J’ose affirmer que le Federalisma Sahaza est la solution unique pour notre réussite commune. Il est adéquat pour chaque région-État, surtout en matière d’éducation et d’économie. Le parti ADN a pris une grande initiative en créant une École supérieure populaire, car elle est la garante de la relation étroite entre les dirigeants et le peuple, surtout dans la prise de  décisions à la base. Anja Andriambololona, titulaire du master en Psychologie sociale et interculturelle La refondation à la base est nécessaire pour Madagascar. Car la population locale sait ce qui lui est bien, étant la première concernée sur ce qui se passe dans son village. Elle seule peut élaborer les stratégies répondant à ses besoins et elle seule connaît les priorités pour son développement. Jean Marchelle Rakotonirina, bachelier série A2 J’ai toujours suivi les activités du parti ADN à travers les journaux. Les principes de ce parti m’intéressent. Les formations dispensées  ainsi que la responsabilisation des jeunes diligentées par le parti ont conforté ma conviction. Era Miaratsoa Ramboanatolotra, maîtrisard en Droit A travers le Federalisma sahaza, la proposition du parti ADN à mettre en place la justice foraine accélère le traitement des dossiers au niveau des tribunaux. Les instructions sont menées en connaissance du contexte.  Cela réduit les risques de la corruption. Elle  évite également l’accumulation des mandats de dépôt. Tiavina Sarobidy, bachelier série A2 Il n’y a que le Federalisma sahaza qui mène au développement de Madagascar. Actuellement, l’Etat unitaire et centralisé fonctionne par des ordres. Ainsi, les besoins de la population à la base ne sont pas suffisamment pris en compte.  Les principes de l’ADN auront des impacts dans la vie quotidienne à travers le contrat social. Anna Diamondra Rasoanarivoarinavalona, licence en sociologie J’ai voulu étoffer mes expériences en politique et connaître davantage l’histoire de mon pays. J’ai trouvé tout cela dans la formation Maroy La seconde promotion de la formation Maroy est pour bientôt. Les thèmes seront élargis au niveau international. Il y aura une collaboration avec des partis amis de l’ADN comme Venstre du Danemark ainsi qu’avec la grande famille du Liberal international Andry Rialintsalama

24/02/2018 06:34 AM
Réconciliation nationale – Le Conseil du Fampihavanana joue sur la discrétion
Discrétion. Selon Alphonse Maka, président du Conseil du Fampiha­vanana Malgache (CFM) joint au téléphone hier, aucune restitution ni synthèse des différentes rencontres effectuées durant la phase d’écoute ne sera publiée. « Nous ne ferons pas de restitution issue des rencontres que nous avons eu avec les différents acteurs politiques de grande envergure », a-t-il soutenu. Cependant, une assemblée générale est organisée pour le 5 mars, une occasion pour tous les membres de faire un exposé des faits qui entrent dans le domaine des fonctions du CFM. « C’est également à ce moment que nous élaborerons les stratégies pour mener à bien nos missions », a ajouté Alphonse Maka. Sans protocole. Le Conseil du Fampihavanana projette de continuer les visites des régions, comme cela a déjà eu lieu à Antsirabe, la semaine dernière. Selon son président, le mieux est de rencontrer directement le peuple. « Lors de notre rencontre avec la population d’Antsirabe, on a remarqué qu’elle avait soif de dialogue », a-t-il soutenu. Selon lui, faire une descente sur le terrain ne se résume pas seulement à voir les hauts responsables de la localité. « Nous ne voulons pas instaurer un quelconque protocole. L’idée est de mettre la population en confiance », a expliqué le président du CFM. Lors de la descente du Conseil du Fampiha­vanana à Antsirabe la semaine dernière, Alphonse Maka a exposé l’utilité de ces descentes. « Les tournées dans les régions sont importantes car, par cette démarche, nous pouvons connaître la réalité et l’iden­tité de chaque région, lesquelles jouent un rôle important sur les processus de la réconciliation nationale », a-t-il expliqué. Il a également rappelé que « des commissions sont chargées de toutes les affaires ayant trait à l’histoire et faits passés, ce dans l’objectif d’instaurer une  atmosphère politique, sociale, et économique saine et apaisée ». Aux dernières nouvelles, le chef du gouvernement, Olivier Mahafaly Solonan­drasana a reçu la délégation du Conseil du Fampiha­vanana présidée par Alphonse Maka, jeudi à Mahazoarivo. Le Pre­mier ministre aurait reconnu que le CFM peut garantir un climat de paix, surtout en cette année électorale. Loïc Raveloson

24/02/2018 06:34 AM
Problème du port de Toamasina – Les usines textiles au chômage
Le problème au niveau du Port de Toamasina a paralysé les activités des entreprises. Des usines textiles ont envoyé au chômage technique leurs employés. Comme il fallait s’y attendre. Les problèmes survenus au niveau du Port de Toamasina au cours des trois derniers mois ont eu des conséquences négatives sur les activités économiques du pays. Les impacts se font sentir, en ce moment, au niveau des entreprises. La situation dans les entreprises textiles est très alarmante. Des usines ne produisent plus. Les matières premières mettent du temps pour arriver dans ces sites de production. D’après les explications de Hery Lanto Rakotoarisoa, nouveau président du groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), plus d’une dizaine d’entreprises textiles étaient contraintes de mettre leurs employés au chômage technique. « Nos entreprises mem­bres ont rencontré des difficultés pour toutes ses opérations en importation et exportation au niveau du Port de Toamasina. Les récents mouvements au sein du port ont paralysé les activités de nos membres. Les matières premières ont été bloquées. Les commandes ne sont pas livrées à temps. D’autres usines risquent encore de fermer leurs portes », fait remarquer le Président du GEFP. Hausse du flux Le Port de Toamasina a enregistré des problèmes de gestion de flux de marchandise au mois de novembre.  Les problèmes étaient surtout dûs à la hausse du flux, tant à l’import qu’à l’export. La société qui gère le terminal du Port de Toamasina avance qu’elle avait traité, au cours de l’année 2017, plus de deux cent quarante trois mille conteneurs, contre quatre vingt deux mille en 2005. Malgré les négociations et mesures prises par le ministère du Transport et de la météorologie, la situation est loin d’être résolue à l’époque, provoquant la grève des transitaires et commissionnaires. Le moindre couac au niveau du Port de Toamasina risque de paralyser les activités économiques du pays. Pour un secteur dépendant de l’exportation et l’importation comme les entreprises franches, la situation n’arrange pas les affaires. C’est pourquoi, le GEFP, à travers son président, appelle les autorités à suivre cette situation de près. Le GEFP affiche quand même de bons résultats au cours de l’année 2017 avec la hausse fulgurante du nombre d’emplois créés. « Nous avons observé une hausse de 10% en termes de création d’emploi. Les exportations ont encore explosé », continue d’expliquer Hery Lanto Rakotoarisoa. En 2017, le GEFP a enregistré près de cent trente trois mille emplois contre cent vingt deux mille en 2016. Lova Rafidiarisoa  

24/02/2018 06:34 AM
Sécurité publique – Une promotion de pilotes de drones
Composée d’officiers et de commissaires de police, la promotion « Mahery » est sortie hier.Ils se sont surtout spécialisés dans le pilotage de drones. Sécurité publique. Cinquante individus, dont vingt commissaires de police et trente officiers ont marqué leur sortie de promotion, hier à l’école nationale supérieure de police (ENSP), à Ivato. Baptisée « Mahery », le nom de cette promotion signifie « brave » ou « courageux ». Au cours de leurs deux années de formation, conformément à chaque mention, ils ont appris surtout la manipulation des appareils volants télécommandés, sur laquelle la promotion précédente ne s’est pas étalée. « Cela entre spécifiquement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », a indiqué dans son allocution, le contrôleur général de police Tran Guy, directeur de l’ENSP. Sept de ces cinquante nouveaux policiers, âgés de 25 à 55 ans sont des femmes, dont deux ont obtenu le rang de commissaire. « Au départ, ils étaient cinquante-deux, mais deux ont jeté l’éponge », a précisé le directeur. À l’issue de cette sortie de promotion, le ministre de la Sécurité publique, Mamy Jean Jacques Andrianisa a touché à demi-mot à la corruption au sein des forces de l’ordre. Responsabilité « Que chaque policier respecte l’éthique ! Ne vous laissez pas influencer par la corruption », a-t-il souligné, au centre de conférence internationale (CCI) avant le cocktail. La maîtrise des drones s’avère impérative, non seulement pour la surveillance du territoire, mais également pour le pistage des kidnappeurs à moto. « L’instauration de la sécurité publique est la responsabilité de tous », a insisté le président de la République Hery Rajaonarimampianina durant sa prise de parole. Ce dernier n’a pas manqué de préciser que la construction des infrastructures, tels que les commissariats et postes de police dans plusieurs localités poursuit son cours. « Il n’y aura point de développement sans paix », a-t-il souligné. D’après les informations recueillies auprès de la Direction générale de la police nationale, ces commissaires et officiers stagiaires suivront encore de nombreuses formations, en attendant leur décision d’affectation pour le premier poste. Hajatiana Léonard

24/02/2018 06:33 AM
Eau, hygiène et assainissement – Un nouveau projet vise la durabilité et l’équité
Six cent mille personnes à cibler. Le projet « Rural access to new opportunities in Water, sanitation and hygiene (Rano Wash) » qui dure cinq ans, sera conduit dans deux cent cinquante communes des régions Vatovavy Fitovinany, Atsinanana, Alaotra Mangoro, Vakinan­karatra, Amoron’i Mania et Matsiatra Ambony. Il a pour objectif d’accroître l’accès durable et équitable aux services eau, assainissement et hygiène  dans le monde rural pour optimiser l’impact sur la santé, la nutrition et pour préserver l’environnement. « Il y aura le renforcement du secteur en termes de gestion, de statistiques, d’évaluation et la mise en place d’une plateforme. Les actions concrètes en collaboration avec le secteur privé contribueront à la pérennité du projet et le changement de comportement des usagers amènera au bon maintien des infrastructures », explique le Dr Alain Randriamaherisoa, chef de projet. Cent quarante réseaux de distribution seront installés et des centres de santé ainsi que des écoles publiques figurent parmi les bénéficiaires prioritaires. Les localités ayant entrepris de gros efforts dans l’éradication de la défécation à l’air libre auront droit à des toilettes hygiéniques. Farah Raharijaona

24/02/2018 06:33 AM
Cinéma – Le film « Le Mafatais » bouleversant
Ce film d’Olivier Carrette est projeté pour la première fois à La Réunion. Il raconte l’histoire d’un jeune homme confronté aux changements de la société réunionnaise. Produit par Acis Produc­tions, le film raconte l’histoire d’un jeune homme libre qui vit à l’écart de tout, dans le cœur sauvage de La Réunion. Après avoir été expulsé de son cirque, il va être confronté aux bouleversements récents de la société réunionnaise. «Le Mafatais est un conte étrange et intriguant à la Edgar Allan Poe, une nouvelle cinématographique, comme on en produisait dans les années 60 et 70, tel « Histoires extraordinaires » qui réunissait trois moyen métrages, de Frederico Fellini, Louis Malle et Roger Vadim. J’ai eu la chance de constituer une équipe locale compétente et motivée, prête à m’accompagner jusqu’au bout», explique le réalisateur. Le film a été entièrement tourné à La Réunion. Il a bénéficié du soutien de la Région Réunion, de l’Agence Film Réunion, du Départe­ment de la Seine-Saint-Denis, et a été co-produit par le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains. Déjà se dessine une belle trajectoire pour Le Mafatais, diffusé en avant-première à Paris, au Cin’Hoche de Bagnolet. Le film a été sélectionné au Festival du moyen-métrage de Paris (FLIMM), au Festival d’Amiens (FIFAM), il est au catalogue du dispositif Cinéma quatre vingt treize qui diffuse dans les dix salles Arts et Essais de Paris, il est sélectionné au Festival Cinekour (le 18 mars à la cité des Arts), et en compétition long-métrage au FEMI en mai prochain. Il est inscrit dans de nombreux autres festivals. Le film sera distribué à La Réunion par Ohana Cinéma. © JIR