L'Express de Madagascar – Actualités en direct sur Madagascar


21/10/2017 03:35 AM
Funérailles d’Albert Zafy – Une journée de deuil national décrétée
L’acte décrétant la journée de deuil national, sur tout le territoire aujourd’hui, a été publié jeudi. Toutes les festivités publiques et la vente de boissons alcoolisées sont interdites. Acté. La journée d’aujourd’ hui est officiellement décrétée journée de deuil national. Une journée de recueillement de la Nation pour rendre un dernier hommage au professeur Albert Zafy, dont les funérailles se dérouleront ce jour à Betsiaka, Ambilobe. Le décret, officialisant le deuil national, a été publié jeudi, sur les médias publics. Sa signature a dû attendre le retour de Hery Rajaonari­mampianina, président de la République, de son voyage à Rome, Italie. Les drapeaux en berne, mesure qui a été de mise depuis le jour du décès de l’ancien chef d’État, le 13 octobre, seront maintenus. Comme le souligne l’acte présidentiel, toutes activités festives ainsi que ventes de boissons alcoolisées sont suspendues pendant la journée du samedi 21 octobre 2017, jour de deuil national. Selon le général Angélo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, les fêtes d’ordre privées ne sont pas concernées par les restrictions. Il souligne, toutefois, que les festivités publiques, payantes ou non, seront strictement interdites durant cette journée. Pour la capitale en particulier, le préfet indique que des patrouilles des forces de l’ordre circuleront dans tous les quartiers de la ville afin de vérifier l’application sur terrain des suspensions d’activités prévues pour la journée de deuil national. « Les commerces ou endroits qui dérogeront au prescrit du décret encourent le retrait des licences autorisant la vente de débit de boisson, ou même la fermeture de l’établissement concerné », a souligné le général Ravelonarivo. En principe, l’ébriété publique ne sera pas non plus tolérée, aujourd’hui. Bien faire Le suivi de l’application sur terrain des comportements à observer durant cette journée de deuil national, pourrait s’expliquer d’abord par le fait qu’il s’agit d’un dernier hommage rendu à un ancien président de la République. Ensuite, pour éviter que le recueillement de la Nation en l’honneur d’une personne qui a marqué de son empreinte le pays, ne soit pas que sur le papier. C’était le cas, par exemple, durant la journée de deuil national décrété en la mémoire de Régis Gizavo, accordéoniste de renommée mondiale, le 27 juillet. À Antananarivo, les points de vente de boissons alcoolisées ont continué comme si de rien n’était, les établissements de festivités comme les bars, les salles de karaoké, ou encore des boites ont encore fait carton plein. Même certains bâtiments administratifs n’ont pas respecté le deuil, avec des drapeaux hissés haut. Pour les funérailles de l’ancien président Albert Zafy, l’État semble vouloir faire bien les choses et ne laisser place à aucune fausse note. Ceci, en faisant en sorte d’abord que la journée de deuil national soit suivie sur tout le territoire. Puis, en affichant le recueillement de la Nation, à Betsiaka, durant l’inhumation de la dépouille du professeur au chapeau de paille. Le couple présidentiel, absent depuis le retour au pays du corps du chirurgien cardiologue, présentera ses condoléances à la famille d’Albert Zafy aujourd’hui. Il sera accompagné d’une forte délégation gouvernementale et de parlementaires, et plusieurs personnalités politiques seront présentes par ailleurs, durant le service funèbre et l’enterrement de l’ancien chef d’État, dans son tombeau familial, à environ deux kilomètres de sa commune natale. Aujourd’hui, la Nation fera ses adieux au professeur. Garry fabrice Ranaivoson

21/10/2017 03:35 AM
Réduction de la pauvreté – L’agribusiness reste incontournable
L’élimination de la pauvreté préoccupe plus d’un. Des actions méritent ainsi d’être entreprises pour aller vers le développement agricole. Inévitable. La richesse de l’Afrique, dans un proche avenir, doit passer par les industries agro-alimentaires. Un message relayé, notamment, par la Banque africaine de développement (BAD) lors de la journée de l’alimentation ainsi que le lendemain, journée mondiale de l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre. « Les futurs milliardaires de l’Afrique ne le seront pas grâce au pétrole, au gaz ou aux industries extractives. Il s’agit aujourd’hui d’investir  dans les petites entreprises agro-alimentaires pour qu’elles deviennent de grandes entreprises, demain », a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina, à la réception du prix mondial de l’Alimentation qui lui a été décerné, cette année. L’agriculture reste le principal pourvoyeur d’emplois, par sa contribution au PIB, à la transformation rurale et à la croissance économique. « Nous semblons négliger ce point essentiel de développement qui implique le domaine agricole à la réduction de la pauvreté », indique un consultant en développement durable. « La politique agricole actuelle tient-elle compte du contexte, qui prévaut dans le pays, tel que l’insécurité, le niveau d’éducation, les problèmes fonciers, l’infertilité du sol et surtout de l’existence de volonté réelle de la part de chaque entité et collectivité ? », se demande encore Fano Rabarisoa, consultant. Focus Jeune Madagascar veut aller sur ce chemin du développement agricole, rien qu’à analyser les divers projets en cours. Les jeunes sont fortement impliqués et pris en compte pour développer le monde agricole pour réduire ainsi la pauvreté, 70,7% aux derniers chiffres. «Enable Youth», un des projets touchant les jeunes sur l’entreprenariat agricole, vise quelque trois cent cinquante jeunes. « Ce sont des jeunes universitaires diplômés qui seront formés pendant une année pour devenir des agripreneurs », précise le secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture et de l’élevage, Pierrot Serge Randrianaritiana. « Ces jeunes seront, notamment, appuyés pour créer des start-up industriels qui les feront vivre décemment », ajoute-t-il. Le programme renforce également la sécurité alimentaire dans le pays. L’accord de prêt de la BAD d’un montant de 1,1 million de dollars a déjà été signé en 2016.Le président de la BAD d’expliquer que faire émerger une nouvelle génération d’agripreneurs jeunes, énergiques et talentueux favorisera le recours aux nouvelles technologies tout au long de la chaîne de valeur. Toujours est-il que le réel développement de l’agriculture dépend encore d’autres paramètres tels que le développement des infrastructures, l’utilisation intensive d’intrants agricoles, la mécanisation agricole, l’accroissement de l’accès aux crédits et, surtout, la résolution des problématiques foncières. D’autres projets concourent à l’effectivité de ce projet Jeunes, nous explique-t-on. Mirana Ihariliva

21/10/2017 03:34 AM
Toamasina – Les agents de santé pourchassés à Toamasina
La population a manifesté contre une rumeur de vaccin contre la peste. Les acti­vités de sensibilisation et de riposte ont été suspendues temporairement. Les activités de sensibilisa­tion, de surveillance et de riposte relatives à la peste à Toamasina ont failli tourner au vinaigre, avant-hier. Les agents de santé et les bénévoles travaillant dans la lutte contre l’épidémie de peste, ont été pourchassés par des habitants furieux. Ces derniers se sont munis de bois et même de couteaux, pour les effrayer. « Des personnes malintentionnées leur ont parlé d’une campagne de vaccins contre la peste. Ils y ont cru et ont refusé de recevoir nos agents », a expliqué le Dr Raymond Rakotoarima­nanale, directeur  régional de la Santé publique Antsinanana, joint au téléphone. Le ministre de la Santé publique, le professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo a précisé que le vaccin contre la peste n’existe pas. Suite à cette réaction violente, la DRSP Antsinanana a décidé de suspendre temporairement les activités menées au niveau de la communauté, avant-hier. Cette suspension des activités pourrait exposer certaines personnes qui sont entrées en contact avec des malades, à la maladie, donc, engendrer l’apparition de nouveaux cas. La chimio prophy­laxie de contact et la désinfection sont obligatoires pour éviter la propagation de la bactérie. Contrôler La direction régionale de la Santé publique a sollicité la collaboration avec les autorités locales, à l’instar des chefs fokontany, pour résoudre au plus vite ce problème. Hier après-midi, des équipes ont commencé à faire des descentes. « Heureusement, la situation s’est calmée », renchérit ce médecin qui assure la poursuite des activités. À Toamasina, la situation de l’épidémie de peste est plus ou moins contrôlée. Hier, il n’y avait plus que vingt-quatre malades hospitalisés, contre une centaine à Antananarivo. De nouveaux cas de pestiférés pourraient encore ressurgir, au cas où il y aurait un manque de vigilance. Miangaly Ralitera

21/10/2017 03:34 AM
Kidnapping – Un quatrième rançonneur identifié
La brigade criminelle d’Anosy est à présent aux trousses d’un quatrième kidnappeur, Boly. Ce dernier demeure jusqu’à présent insaisissable. Membre du réseau maffieux de Sôla, Boly ou Fidimalala Rakoton­drainibe fait maintenant l’objet de recherche de la brigade criminelle (BC) à Anosy. Depuis onze jours, la police tente de percer l’énigme des enlèvements contre rançon qui se sont produits dans la capitale depuis cette année. Le quatrième rançonneur a été identifié suite à l’exhumation des dossiers et l’étude des hypothèses criminelles. « Il y a lieu de faire prescrire toutes recherches utiles en vue de retrouver Fidimalala Rakotondrainibe dit Boly, 43 ans, poursuivi pour association de malfaiteurs et kidnapping », a indiqué un rapport confirmé par la police, hier. La BC a déjà avisé tous les services de police et toutes les unités de la gendarmerie sur les signalements. Pierre Rakotoarimanana (Ram’s) et sa femme, Jenny Olivia Raharinirina, Boly et Sôla, le chef de la bande, sont toujours introuvables. Une mission de renseignements est, pourtant, menée tambour battant, selon les informations recueillies au niveau du Service central des affaires criminelles (SCAC). Cerveau « Ce nouveau suspect réside à Anosizato, au logement AZ AII 05, mais il s’est déjà évanoui dans la nature après le lancement de son avis de recherche, le 10 octobre », a appris un policier judiciaire. Quant au couple rançonneur, il a abandonné ses trois enfants à son domicile, à Anosy Avaratra, et demeure insaisissable. Ram’s et Sôla ont déjà été envoyés derrière les barreaux de la maison de force de Tsiafahy. Ils ont recommencé après leur sortie de la prison en décembre 2015, selon les explications d’un enquêteur. Le cerveau de ce réseau de kidnappeurs est toujours impliqué dans les dix derniers enlèvements contre rançon qui se sont déroulés dans le pays. Les Français d’origine indienne ont été la proie des rançonneurs depuis cette année. Toutes les informations et renseignements concernant ces quatre individus recherchés peuvent être transmis au numéro 034 05 517 26. Hajatiana Léonard

21/10/2017 03:33 AM
Tourisme – La Réunion, au top des Dom
Lorsqu’un touriste métropolitain se prépare à partir en vacances vers un département ultramarin, il songe 7 fois sur 10 à l’Ile de La Réunion. Àl’occasion de la deuxième édition des rencontres nationales du tourisme outre-mer qui s’est tenue lundi, le ministère des outre-mer a présenté la synthèse de la toute première étude sur la notoriété et l’image des destinations ultramarines sur le marché hexagonal. Cette étude indique que les trois premières destinations ultramarines spontanément citées par les Français de l’Hexa­gone sont la Martinique, la Guadeloupe et La Réunion. Ce même trio se retrouve dans les liens personnels que les Français de métropole entretiennent avec les Français d’outre-mer. La Réunion se détache avec 18% puis suivent la Guadeloupe et la Martinique avec 13 %. L’étude nous permet également de mesurer l’attrait des destinations d’outre-mer pour les Français hexagonaux. 40 % d’entre eux déclarent avoir déjà visité un territoire d’outre-mer, et en moyenne un sur deux se dit attiré par une destination ultramarine. Sept sur dix privilégient La Réunion et la Polynésie française comme destination de vacances. Début d’année record Voilà qui permet d’envi­sager une excellente fin d’année pour le secteur. Le début d’année avait déjà permis de battre le record de fréquentation touristique: avec deux cent vingt huit mille  voyageurs accueillis en six mois. La tendance devrait se confirmer. Tous les indicateurs sont au vert: vacances de la Toussaint, Grand Raid, et l’été qui s’annonce. La Réunion pourrait donc franchir le cap symbolique des cinq cent mille visiteurs en fin d’année. D’ores et déjà Deux cent soixante seize mille nuitées ont été enregistrées au deuxième trimestre 2017. La fréquentation des hôtels réunionnais, classés ou non, a progressé de +7% par rapport au deuxième trimestre 2016. Une embellie qui concerne toutes les micro-régions, notamment pour les hôtels du Sud (+16 %). «La France est toujours la première destination touristique mondiale avec plus de 83 millions de visiteurs enregistrés l’année dernière», a rappelé la ministre lors de cet événement. © JIR

21/10/2017 03:33 AM
Cinéma – Le « T-Movie Action Awards » ravit les cinéphiles
Les retrouvailles de tous les férus du septième art de la capitale, c’est tel un mini-festival que le « T-Movie Action Awards ».  Un événement fraternel qui s’affiche comme étant fédérateur pour tous les cinéphiles. Le « T-Movie Action Awards » rempilera pour une nouvelle édition ce week-end au Centre Malgache pour le Développement de la Lecture Publique et l’Animation Culturelle (CEMDLAC) Analakely. Prenant l’allure d’un festival, ce rendez-vous, initié par l’association de cinéastes T-Movie conviera le public à s’imprégner de l’univers du septième art malgache dans sa généralité. Un univers riche et qui ne cesse de s’épanouir au gré du contexte socio-économique national, mais qui mérite amplement de gagner en notoriété sur la scène internationale aussi. Depuis jeudi  donc, ce sont trois jours d’échanges et de partages autour de la pérennisation de l’industrie du cinéma dans la Grande île qui a égayé le CEMDLAC Analakely. L’initiative de ce « T-Movie Action Awards » étant parallèlement soutenue par l’Unesco en vue de valoriser le cinéma malgache comme un véritable promoteur du folklore et de la culture malgache dans toute sa splendeur. « Trois jours d’initiation » Eric Andriantseheno, président de l’association T-Movie affirme : « À travers notre association, on fédère principalement les jeunes. Le fait est que la jeunesse actuelle s’intéresse de plus en plus au monde du cinéma. Une discipline artistique en constante évolution et dont le marché continue à s’épanouir tout autant ». Des projections de courts-métrages réalisés par les cinéastes membres du T-Movie, des débats, des rencontres avec des acteurs du septième art national, des expositions, ainsi que la présentation de quelques extraits de pièces de théâtre garnissent le programme de ce « T-Movie Action Awards ». En outre, les manifestations qui se tiendront dans le cadre de cet événement laisseront la part belle à l’initiation aux cinéphiles et passionnés présents aux divers métiers du cinéma, le tout à travers la forme de quelques ateliers improvisés. Notamment, en ce qui concerne l’actorat, le montage, la réalisation et aussi la production. Des certificats ont été remis de la part de l’association T-Movie, de l’Office malgache du cinéma (Omaci), ainsi que du ministère de la Culture, de la promotion de l’Artisanat et la sauvegarde du Patrimoine à tous ceux qui ont participé aux ateliers. « Il importe d’inculquer auprès de tous ceux qui se disent professionnels du cinéma les véritables valeurs et normes qui régissent une telle industrie. On salue et soutient ainsi chaque initiative qui va dans ce sens, notamment celle du T-Movie dont on est particulièrement fier» confie Bon-Temps Ramitandrinarivo. De même, l’association T-Movie œuvre activement à la ratification de la politique nationale portant sur le septième art national. L’objectif étant de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes professionnels et respectueux des normes de production. Andry Patrick Rakotondrazaka

21/10/2017 03:33 AM
Prévention de la peste – La reprise des cours repoussée en novembre
Un comité de vigilance et une salle d’isolement doivent être mis en place au niveau des écoles. Ceci nécessite une suspension des cours de deux semaines. Deux semaines de pause scolaire. Toutes les écoles, privées et publiques, des zones où la peste sévit ne pourront rouvrir leurs portes qu’après l’opérationnalisation d’un comité de vigilance et d’une salle d’isolement par établissement. Ce dispositif devrait être fonctionnel d’ici le 6 novembre. Et c’est à cette date que les cours devront reprendre pour toutes les écoles des circonscriptions scolaires (CISCO) et zones d’administration et pédagogique (ZAP) où des cas de peste ont été enregistrés. « Ce comité contrôlera l’état de santé de chaque élève avant et pendant la classe. Il fera la première constatation dans la salle d’isolement et appellera la ligne verte 910 si l’élève présente les signes cliniques de la peste », explique le Dr Todisoa Andriamam-pandry, directeur général de l’Éducation fondamentale et de l’alphabétisation (Dgefa) au sein du ministère de l’Éducation nationale à Anosy, hier. Il rassure qu’il n’y aura pas d’année blanche. Ce comité sera composé du personnel de chaque établissement, mais aussi des parents d’élèves. Ses membres seront formés sur les mesures à prendre pour le fonctionnement de ce protocole de gestion de suspicion de peste dans les écoles. Reprise des cours En outre, chaque salle d’isolement sera dotée d’équipements de protection, à savoir des masques, des gants, mais aussi d’un thermomètre et de l’eau, que le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef) a promis de fournir. Pour les deux prochaines semaines, donc, les cours seront encore suspendus pour tous les établissements scolaires des CISCO Antanana-rivo-ville, Avara-drano, Atsimondrano, Ambohidra-trimo, Toamasina I, Fénérive-Est, Vavatenina, Mahajanga I, Fianarantsoa. Certaines ZAP à Anjozorobe, à Andra-masina, à Toamasina II, à Miarinarivo, à Soavinandriana, à Lalangiana, à Vohibato, à Ambalavao, à Antanifotsy, à Betafo, à Tsiroanomandidy, à Fenoarivobe, à Port Bergé, à Mandritsara, à Anosibe An’Ala et à Ambositra devront aussi fermer leurs portes pendant deux semaines. « C’est pour éviter la propagation de l’épidémie », informe le ministère. Pendant ces vacances de peste, certaines écoles privées donnent des devoirs à la maison à leurs élèves. Ce qui oblige des parents d’élèves à continuer à payer les frais de scolarité. « Les écoles privées ne devront pas profiter de la situation», lance le directeur national des institutions laïques pour l’éducation, Célin Rakotomalala, aux responsables des écoles privées. Miangaly Ralitera

21/10/2017 03:33 AM
Réinsertion sociale – Les handicapés bannis par les entreprises
Recruter des personnes en situation de handicap (PSH). Beaucoup d’entreprises ne sont pas encore prêtes à en faire malgré la qualité de formation qu’on leur offre. La plupart d’entre elles hésitent sur l’aptitude de ces personnes et manquent également de matériels nécessaires pour pouvoir recevoir les PSH « Ce n’est pas l’handicap qui est un obstacle pour les personnes dans cette situation car lorsqu’on leur donne des formations, on les considère comme des personnes normales. Ce qui rend difficile le rejet de la société et surtout des entreprises. Ces dernières  ne sont pas prêtes à recruter les personnes en situation de handicap », explique Lila Ratsifandrihamanana, directeur de Christoffel Blindenmission (CBM), hier lors de la remise dl’attestations des jeunes en situation de handicap dans le cadre du projet Mihary, au centre de formation professionnelle des personnes en situation de handicap. En fait, dix-sept jeunes PSH qui se sont spécialisés dans le domaine de l’énergie solaire vont entrer dans le monde du travail malgré ce souci. « Nous avons suivi les formations mais nous devons encore attendre la création d’entreprises qui travaillent pour l’énergie solaire, notamment, celles qui produisent des panneaux solaires », affirme Freda Rakotonirina, parmi les sortants du projet Mihary. Pourtant, les formateurs leur ont conseillé de créer leur propre emploi et de devenir des entrepreneurs. « Ces jeunes chercheront du travail comme toute personne normale mais nous les avons ,entre autres,formés à créer leur propre emploi », affirme Mahandri­manana Andrianainarivelo, coordinateur du projet Mihary. De plus, il y a le manque d’infrastructures et de matériels nécessaires pour la prise en charge des PSH. Le ministère de l’Emploi et de l’enseignement technique et de la formation professionnelle agit, de son côté, dans la mise en place de différents centres de formation. « Nous avons mis en place des centres à Mahajanga, à Toliara et dans la région de Sava. Nous essayons aussi de travailler étroitement avec les groupements de centres de formation », affirme Marson Rehriman­dimby, directeur du cabinet du ministère de l’Emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Mamisoa Antonia

21/10/2017 03:33 AM
Internet – Mahajanga à l’heure du 4G
Le haut débit débarque dans le chef-lieu de la région Boeny. La connexion 4G d’Orange Madagascar permettra de booster les PME locales. Après Antsiranana, le 18 août dernier, le lancement officiel de la 4G Orange a eu lieu hier à l’hôtel les Roches Rouges à la Corniche Mahajanga. L’ensemble des opérateurs économiques a répondu présent à cette soirée. Michel Degland, le directeur général d’Orange Madagascar, a tenu particulièrement à être présent à cette cérémonie, s’il a manqué celle d’Antsiranana. « La qualité du réseau Orange est une véritable force qui nous permet de continuer à proposer des solutions de qualité afin de permettre l’intégration des nouvelles solutions numériques dans les activités des professionnelles», a-t-il souligné. La délégation d’Orange Madagascar a profité de l’occasion pour s’enquérir et collecter directement les besoins des clients et futurs clients, en vue d’apporter les meilleures solutions pour le développement de leurs activités et ainsi offrir la meilleure qualité de service. Le ministre des Postes, des télécommunications et du développement numérique, André Neypatraiky Rakotomamonjy, a, pour sa part, annoncé le financement par son département du projet d’interconnexion du bureau de la mairie de Mahajanga avec ceux des fokontany. « La ville où j’ai passé ma scolarité m’a beaucoup donné, à moi de donner en retour. Dans le contexte de développement, le secteur des télécommunications doit jouer un rôle majeur, un rôle de catalyseur afin de soutenir les efforts entrepris par le secteur privé, mais aussi par l’État », a-t-il mentionné. Numérique pour tous « Le numérique ne doit exclure personne et mon ministère entreprend déjà différents projets pour que la population soit bénéficiaire du projet présidentiel Le numérique pour tous. Les vacances numériques que nous avons déployées en août et septembre, notamment avec Orange Madagascar, en sont un exemple», a rappelé André Neypatraiky Rakotomamonjy. Par ailleurs, le maire de Mahajanga, Mokhtar Andriantomanga, a évoqué le chemin parcouru par la Cité des Fleurs pour être une ville modèle, et il a souligné le rôle important des nouvelles technologies pour le développement. Autrefois centre actif d’industries de transformation, Mahajanga est aujourd’hui un haut lieu du tourisme local et est le deuxième port de Madagascar. Actuellement, le gouvernement travaille étroitement avec les autorités locales pour donner vie à l’ambition de l’État qui est de faire de la Cité des Fleurs une ville pilote en termes de développement. « La commune urbaine a, d’ailleurs, été félicitée par la Banque mondiale pour son initiative de mettre en place le système de recouvrement des taxes des marchés municipaux via le Mobile Money. Orange Madagascar et Mahajanga ont ainsi noué un lien d’amitiés et de partenariat qui va bénéficier durablement à la population locale », a ajouté le premier magistrat de la ville. L’arrivée de la 4G est une excellente nouvelle pour les opérateurs économiques locaux, ce afin de favoriser des usages innovants. C’est également une opportunité unique pour les entreprises malgaches, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes, d’être présentes à l’international. Le numérique leur permettra de se positionner sur la carte des entreprises du monde, et d’avoir ainsi une vraie vie internationale. Un véritable atout,  notamment, pour le tourisme. Vero Andrianarisoa

21/10/2017 03:33 AM
Moramanga – Un bébé de deux mois tué
Un nouveau-né de 2 mois mortellement fauché par un automobiliste a causé un émoi sur la RN2, à Ambodinifody-Moramanga, jeudi, à 8 heures. Sa mère,  grièvement blessée, se trouve toujours à l’hôpital principal de ce district. Elle sera transférée dans une autre clinique pour une radiographie, selon les explications de l’Adjoint-commandant de brigade routière (ACB) local, joint au téléphone, hier. D’après les premiers détails de l’enquête sur les circonstances de l’accident, la mère et son bébé, dans ses bras, venaient de descendre du bus. « Ils allaient rejoindre l’autre côté de la route lorsqu’un autre véhicule roulant à fond les ont percutés de plein fouet. Projetés à dix mètres, ils n’ont plus réussi à se relever », a indiqué un témoin oculaire. Le chauffard les a conduits à l’hôpital de Moramanga, mais le bébé a succombé à ses blessures, trente minutes après l’arrivée au service d’urgence. « Toujours sous le choc, la mère reste encore dans le silence, jusqu’à hier soir », rapporte l’ACB. La voiture avait transporté des médicaments pour Toamasina. Le conducteur sera déféré devant le parquet de Moramanga, lundi, d’après les informations de la gendarmerie. H.L.